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Société

12 mars 2003

Université : LE NAUFRAGE !!!

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Soutenons les justes revendications des étudiants

Explosion démographique ! Plus de 50 % de la population guyanaise est âgée de moins de 25 ans ! La formation, priorité des priorités !

Tels sont les constats unanimes que les responsables de la Guyane font et utilisent de temps en temps à des fins électorales. Mais aujourd’hui, une réalité s’impose à tous et surtout à nos jeunes. Que leurs propose-t-on en ce qui concerne l’enseignement supérieur en Guyane ? Quels sont les enjeux pour la Guyane et sa jeunesse ?

Les études supérieures n’ont sont qu’à leurs débuts en Guyane. On se souvient de l’antenne de l’Institut Henri Visioz dans les années 70. Avec la décentralisation, c’est Elie Castor qui prend l’initiative  de peser de tout son poids pour la mise en place d’un embryon d’enseignement supérieur dans notre pays. C’est ainsi que fût décidé la création de l’Institut d’Etudes Supérieures de la Guyane  (I.E.S-G). Au moins deux raisons peuvent expliquer cette volonté. Premièrement, l’état français ne voyait pas la nécessité de développer ce type d’enseignement sur notre territoire puisqu’il s’appuyait sur son sacro-saint argument « la faiblesse démographique » pour justifier sons immobilisme. Deuxièmement, le Conseil régional, la nouvelle collectivité locale naissante, avait besoin de cadres et l’I.E.S-G était un moyen de faire face à cette demande.

Parallèlement, le Centre Universitaire des Antilles et de la Guyane (C.U.A.G) devenait Université des Antilles et de la Guyane(U.A.G. Cette université a pour particularité d’être éparpillée sur trois sites : Guadeloupe, Guyane et Martinique. En outre, le gouvernement décidait de spécialiser les trois entités. Les sciences dites sures pour la Guadeloupe, mes sciences humaines et les lettres pour la Martinique, et la technologie, dont personne ne voulait à l’époque, pour la Guyane.

L’éclatement de cette université va engendrer des difficultés croissantes dues à la mauvaise volonté des uns, mais aussi aux limites objectives de sa situation géographique. En outre, les effectifs du site guyanais ainsi que les besoins de ce pays en matière de formation, vont faire que la place de la Guyane au sein de l’U.A.G va poser de manière récurrente. Face à cette situation ; le laxisme et le désintérêt affichés par la direction de l’université vont radicaliser les prises de position. D’où la grève entamée depuis le 10 février par les I.A.T.O.S, les enseignants et les étudiants.

Le « petit » site de Guyane se retrouve avec un déficit de 25 postes enseignants, 17 postes administratifs, des bâtiments plus que délabrés et non conformes, ainsi qu’un manque crucial de locaux pour faire face au nombre d’étudiants qui ne cesse d’augmenter d’année en année.

L’impasse dans  laquelle se trouve I.E.S-G n’est pas seulement due à l’attitude des responsables de l’U.A.G. L’état français n’a jamais fait montre de volonté politique pour prendre à bras le corps ce dossier. Bien au contraire, il s’est amusé à multiplier les missions, à saboter toute tentative pour une réelle émergence d’une université de la Guyane. Les autorités françaises ont choisi la division du corps universitaire sur ce sujet, récemment on a présenté aux élus un projet de Pole Universitaire Guyanais, certains ici s’en sont réjouis. A vrai dire, il s’agit d’une réorganisation de l’U.A.G. et de ce fait, dans l’esprit du ministère, il n’y aura pas d’université guyanaise.

Pour s’en convaincre, l’attitude du recteur de la Guyane ne laisse aucun doute de ce que nous affirmons. Depuis sa prise de fonction, le Recteur Bellegarde s’est évertué à éviter les sujets qui fâchent l’U.A.G. Il a même affirmé aux étudiants en grève que l’université n’est pas de son ressort. Pourtant, Monsieur Bellegarde est aussi Chancelier de l’Université. Les trois chanceliers (Guadeloupe, Guyane et Martinique) auraient pu instaurer un fonctionnement basé sur l’alternance. Ce n’est pas le cas. Le ministère de l’Education Nationale a pour seul interlocuteur, Monsieur le Recteur de la Martinique.

La grève de l’ensemble de la communauté universitaire de la Guyane met en évidence les graves dysfonctionnements observés sur le campus de Saint Denis. Les usagers de ce site n’admettent plus de travailler dans de telles conditions. C’est pour cette raison qu’une délégation composée d’étudiants, d’I.A.T.O.S et d’enseignants s’est rendu au ministère pour exposer leurs revendications. Les retombées de ce déplacement à Paris sont insignifiantes. Les demandes insistantes des représentants n’ont pas eu les réponses qu’ils attendaient. Le Ministère leur a octroyé deux postes d’enseignants du secondaire, alors qu’il leur fallait 25 enseignants chercheurs. Sur les dix sept postes administratifs, ils ont obtenu un poste d’infirmière. Pour la réhabilitation des bâtiments, la Guyane a eu un  million d’euros ? Mais nul ne sait d’où vient cet argent. S’agit-il d’une ponction sur le contrat de plan état-région ? Bref un bilan négatif. Leurs différentes manifestations dans les rues de Cayenne n’ont pas eu les effets escomptés.

A l’heure où nous mettons sous presse, les étudiants ont décidé de durcir le mouvement. La semaine du retour des vacances de carnaval sera décisive dans la mesure où une délégation ministérielle sera sur place et que les deux collectivités ont voté une motion de soutien au mouvement des étudiants. De surcroît, les étudiants ont décidé d’élargir le mouvement en faisant appel aux collégiens, et lycéens. Des organisations et des syndicats les soutiennent dans leur lutte / le comité pour l’Université Guyanaise, la D.D.E.N, fanm dibout, la F.C.P.E., la F.O.L.G, l’U.N.S.A et l’U.T.G.

Gageons  que la détermination des étudiants qui se renforce jour après jour leur permettra d’obtenir ce que les jeunes de tous pays sont en droit d’exiger. Ils demandent :

« Juste une université de qualité ! Juste un avenir pour la Guyane ! ».





 
 

 
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