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International

17 avril 2004

La Martinique entérine le choix des indépendantistes à la tête de la Région

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En 1998 la liste des patriotes martiniquais conduite par Alfred Marie-Jeanne obtenait 13 siéges, ce dernier était propulsé à la présidence de la région grâce aux voix (4) du groupe « bâtir le pays Martinique » de Pierre Samot et de la voix du socialiste Raymond Occolier.

Les indépendantistes martiniquais, bien que minoritaire, prenaient les rennes de la région et acceptaient de partager le pouvoir avec la droite départementaliste représentée par Pierre Petit.

Celui-ci obtenait le poste de 2ème vice-président et son groupe dénommé liste de l’union était à la tête de 3 importantes commissions.

A cette époque, l’opinion publique pensait que le camp patriotique martiniquais avait tourné casaque afin d’arriver au pouvoir.

Le 28 mars 2004 les urnes ont, formellement démenti cette vision et conforté la ligne politique du camp patriotique martiniquais qui proposait avant tout chose le « projet Martinique ».

En effet, avec une participation de 52,98 % de l’électorat, la liste conduite par Alfred Marie-Jeanne (MIM & CNCP) obtenait au 2ème tour 74860 voix soit 53, 76 % des bulletins exprimés.

La réponse des électeurs martiniquais est sans équivoque, la politique des indépendantistes à la tête de la région est comprise et soutenu par une grande majorité.

Cette fois-ci, la gestion de la région est plébiscitée par l’électorat martiniquais, le camp patriotique obtient 28 siéges, la liste Convergences Martiniquaises (PPM et société civile) fusionnée avec la liste Alliance pour le pays Martinique (Bâtir le pays Martinique et le parti socialiste français) obtient 9 sièges et le FMP (force martiniquaise de progrès) représentant la droite départementaliste (ex UDF) obtient 4 sièges.

Que de chemin parcouru par le leader du MIM (mouvement indépendantiste martiniquais) depuis son élection en 1971 à la Mairie de Rivière-Pilote.

Il est bon de rappeler qu’en 1978 Alfred Marie-Jeanne radicalise sa position en créant le MIM en vue de la décolonisation et l’indépendance de la Martinique.

C’est sous cette bannière qu’il devient en 1997 député de la Martinique, profitant de cette dynamique il prend la direction des affaires régionales en 1998.

Il milite activement pour le « oui » au référendum du 7 décembre 2003 pour le changement de statut de l’île.

Malgré un refus de l’électorat à la question suivante (référendum) :

« Approuvez-vous le projet de création en Martinique d’une collectivité territoriale demeurant régie par l’article 73 de la constitution, et donc par le principe de l’identité législative avec la possibilité d’adaptations, et se substituant au département et à la région dans les conditions prévues par cet article ? » ; il n’hésite pas à mettre en avant lors de sa campagne électorale pour les régionales 2004 le « projet Martinique ».

Ce qu’il faut retenir de ces joutes électorales :

–          Lors du référendum, la question posée n’était pas claire – dissolution des deux assemblées pour ne former qu’une.

–          Les prérogatives législatives de cette assemblée dépendaient de la création d’une loi organique dans le cadre de l’article 73, cette caractéristique n’a pas été bien comprise par la population.

–          Une intense campagne de désinformation organisée par certains élus (maintient de leur mandat) ainsi que par l’oligarchie locale des « békés ».

–          Les français de passage en Martinique pouvaient se rendre aux urnes tandis que la diaspora des martiniquais basée en France n’avait pas cette possibilité

–          Le double langage de certains maires a contribué à discréditer le projet aux yeux de la population.

Par contre le travail et le discours constant et invariable du camp patriotique ont été les éléments incontournables de la réussite lors des dernières élections.

La population a besoin de croire des élus dont la conduite et le discours sont verticales dans un monde politique où le pouvoir et l’argent sont préféré aux valeurs éthiques de la société et de l’épanouissement de l’individu.

C’est en ce sens que la campagne des indépendantistes martiniquais a été comprise par les martiniquais.





 
 

 
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