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Société

1 mai 2004

La route meurtrière

pano
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Décidément, le mois d’avril ne réussit pas à la GUYANE. Quatre ans après CABASSOU sur la RN3, c’est la route de REGINA, la RN2 qui fait une victime à la suite de l’effondrement d’un passage busé. D’aucuns diront que c’est la faute à pas de chance, la fatalité. Mais sorti du contexte de la saison des pluies et son cortège d’inondations, il y a lieu de s’interroger sur la qualité des infrastructures installées en GUYANE.

Nous prendrons ici l’exemple de la route, mais l’analyse peut être portée à bien d’autres domaines dans notre pays ; que valent les réalisations de la France dans sa colonie ? Bien peu de chose, économie de comptoir oblige. Aujourd’hui la RN2 relie CAYENNE à St-GEORGES à la frontière avec le BRESIL. Elle acquiert donc le statut de route internationale surtout avec l’annonce de la construction du pont sur l’OYAPOCK. Or, le contraste est flagrant entre le niveau de service sur la section REGINA/ St-GEORGES et la section CAYENNE/ REGINA où à eu lieu l’effondrement. Certes on objectera que la construction de cette dernière remonte à une trentaine d’année, qu’une campagne d’inspection des passages busés était en cours et qu’elle a dû être interrompue du fait d’un glissement de terrain après la COMTE (encore un incident), qu’il y a des centaines d’ouvrages à inspecter avec des moyens humains et des crédits limités. Et comme pour CABASSOU les juges viendront conclure que c’est la faute à personne et que même s’il y a eu mort d’homme, aucune responsabilité ne peut être engagée.

Mais observons cette ROUTE NATIONALE qui n’a de national que le nom. Cette route extrêmement vallonnée et sinueuse est dangereuse  et n’a pas le niveau de service d’une route nationale française, entendons-nous bien, de la FRANCE CONTINENTALE. Et que l’on ne nous dise pas qu’elle desservait au départ REGINA petit bourg de quelques âmes pour justifier cette qualité de service. La route de CACAO qui dessert des milliers de personnes est dans le même état et,  pire, n’a même pas de statut.

Dans cette affaire on peut noter le manque de considération des instances françaises vis-à-vis des « français de l’OUTRE-MER » qui se traduit à plusieurs niveaux :

  • Le manque d’anticipation ; La route de St-GEORGES est en chantier depuis plus de dix ans et il est acquis que le tronçon de REGINA à CAYENNE nécessite une sérieuse restructuration
  • La qualité de service ; Cette route commencée il y a trente ans par les forces armées (le SMA, puis la Légion) n’est pas à sa première restructuration.. Si souvent les accidents sont imputables aux excès de vitesse ou à l’alcool, il n’est point besoin d’accentuer le danger, en construisant des routes aux caractéristiques qui conduisent à la faute ou qui ne sont pas dotées d’un minimum de sécurité.. Par exemple des accotements suffisamment larges et entretenus.
  • Plus loin, après l’APPROUAGUE, pourquoi avoir construit les ponts sur les rivières COUROUAÏE et CAPIRI à une seule voie, créant là un danger.
  • Depuis des décennies on sait que les buses métalliques ne résistent pas à la corrosion en GUYANE. Depuis quand le passage qui s’est effondré était-il construit ? L’avait-il été dans les règles de l’art ? Fallait-il la mort d’une personne pour se décider à accélérer le remplacement des buses métalliques ?

La direction de l’équipement se donne 5 années pour reprendre la route ; ce n’est pas sérieux. Alors que ceux qui étaient contre la liaison REGINA-St-GEORGES annonçaient un faible trafic, selon la DDE  elle est empruntée par 700 véhicules. Sept cents automobilistes qui sont à la merci d’une double insécurité, la leur et celle des infrastructures.





 
 

 
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