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Société

17 octobre 2005

CRISE A LA CFPN

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Depuis le 17 mai 2005 la Compagnie Française de Pêche Nouvelle (CFPN) est fermée dans l’indifférence générale.
Les travailleurs de cette société soutenus par la centrale syndicale UTG luttent pour sauvegarder leur emploi et leur salaire.
La direction de la CFPN propose aux travailleurs la suppression du 13ème mois pour pouvoir reprendre l’activité crevettière.
Cette proposition a été rejetée par l’ensemble des travailleurs de la CFPN qui refusent de faire encore des efforts pour une activité fortement subventionnée par l’état.

En effet, en 1977 la première réforme du secteur de la pêche intervient en Guyane, c’est la francisation de la flotte.
Les armements américains sont remplacés par des bateaux aux normes françaises, les équipages doivent être en priorité français sous peine de sanction financière.
Cette caractéristique est difficile à réaliser car la majorité des équipages sont d’origine étrangère, une dérogation est obtenue.
Les armateurs obtiennent aussi des subventions avoisinant 55% de la valeur du bateau.

Cette réforme réduit de moitié le nombre de bateau, on passe de 400 bateaux à 200 bateaux.
Les salaires suivent la même tendance, on passe d’un système de rémunération d’origine américaine vers une rémunération de type européenne.
Ainsi, la rémunération qui était basée sur le volume de prise du bateau indépendamment des cours du marché évolue vers une rémunération en fonction du chiffre d’affaire réalisé par l’équipage lors de sa campagne.
Par conséquent, les équipages enregistrent une réduction de salaire d’au moins 40%.

En 1990, l’accord cocaïne permet aux crevettes sud américaines d’entrer sur le marché européen sans droits et sans quotas.
Les crevettes cocaïnes inondent le marché européen, la production guyanaise est menacée.
Pour faire face à cette crise les amateurs compressent encore les salaires.

Aujourd’hui, après plusieurs réductions drastiques de leur salaire, les salariés du secteur de la pêche crevettière ne veulent et ne peuvent plus supporter à eux seuls les aléas de cette activité.
C’est le cas des travailleurs de la CFPN qui ont refusé de céder leur 13ème mois au profit d’actionnaires sans scrupules.

La deuxième entreprise de pêche crevettière de la Guyane (17 bateaux) après Unifipêche (24 bateaux) est fermée depuis plus de quatre mois et l’inspection du travail, l’état, l’exécutif régional n’ont proposé aucune solution au dossier CFPN, pourtant c’est le deuxième secteur de production de la Guyane….

Pourtant les deux principaux actionnaires de la CFPN, M. Stagner et M. Delphine, détiennent entre leurs mains toute la chaîne de production.
Le premier nommé est constructeur de bateaux et le second achète les crevettes.
Donc, le problème de la CFPN est bien d’ordre financier, les dividendes ne sont plus satisfaisants.

Rien d’étonnant, car lors d’une réunion où l’état, l’inspection du travail, l’UTG étaient présent, M ; Magnan directeur de la CFPN a laissé entendre qu’une solution était possible avec une nouvelle compagnie à 12 bateaux où les indemnités de licenciement seront réinvesties dans la nouvelle entreprise et certains travailleurs seront réembauchés.

Une telle proposition dénote l’état d’esprit des dirigeants de la CFPN et du mépris de ces derniers vis à vis des travailleurs et du code du travail.





 
 

 
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Soutien inconditionnel aux pêcheurs de Guyane

 Communiqué de presse du 31 janvier 2013:   MDES
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