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Société

1 octobre 2009

Carburant: Le grand retour du marché Antillo-Guyanais

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Alors que l’intégration vise des économies d’échelle, l’efficacité pour affronter la concurrence, ne voila-t-il pas que le passage sous la coupe de la SARA fait augmenter le prix du carburant et fait ressurgir l’utopie du grand marché antillo-guyanais.

Depuis la fin du dernier conflit sur le carburant qui s’est terminé par la signature d’un protocole, le gouvernement n’a rien fait, c’est-à-dire qu’il na pas respecté ses engagements.

–         Au niveau du protocole où, entre autres prévisions, une commission devait se rendre en Guyane dès janvier 2008 pour analyser les écarts concernant les dotations du Département en regard de ses dépenses. La commission s’est déplacée en mai et n’a jamais produit un rapport.

–         Les engagements pris par le ministre JEGO quand a débuté une série de réunion avec les représentants des DOM dans le cadre des travaux de la commission BOLLIET visant à fixer un juste prix des carburants. JEGO parti, exit l’accord qui devait être trouvé sur le mode calcul du juste prix et de son actualisation et surtout l’engagement pris en mai de demander une dérogation pour la GUYANE.

Au contraire, faute de faire la lumière sur la gestion de la SARA, l’entreprise se trouve confortée. Mieux, ici et là, on entend une petite musique (véritable obsession pour le pouvoir) sur les taxes perçues par les collectivités qui seraient la cause du coût élevé des carburants.

Or, rester en l’état conduit à accentuer la dépendance du territoire.

La SARA, les pétroliers, ceux qui ont eu la peau de JEGO, ne sont pas remis en cause. Pourtant, la commission d’enquête parlementaire et l’autorité de la concurrence confirment les pratiques opaques de cette entreprise.

Les normes européennes.

La SARA serait la seule raffinerie de la région à fournir du carburant aux normes européennes.

En fait, c’est un biais qui est utilisé pour forcer la Guyane à intégrer la zone d’influence de la SARA. Car notre pays est un petit marché et les pays de la zone (SURINAM, TRINIDAD, VENEZUELA…) s’organisent pour fournir du carburant aux normes et, d’ici 2010, ils seront prêts pour l’essence et en 2011 ce sera le cas du gazole.

La question du carburant, une rente et un bât.

–         Une rente pour les pétroliers dont la gestion interne n’a pas été remise en cause. Or de l’achat du pétrole à sa livraison dans les stations services, ils constituent un système intégré avec la SARA et la distribution comme maillon intermédiaire. A chaque étape, ils se rémunèrent, or, ce sont les mêmes acteurs (les pétroliers) qui sont les propriétaires de la SARA, des stations services et qui organisent la distribution des carburants. Où est la concurrence bénéfique au client ?

–         Une rente pour la SARA dont l’Etat garantit les profits.

–         Une rente pour la SOCATRA, l’entreprise qui transporte le carburant depuis la MARTINIQUE en exclusivité à des tarifs dépassant la norme.

–         Une rente pour les distributeurs qui dictent leurs conditions aux gérants des stations service.

–         Un bât pour les ménages, faute d’alternative (des transports collectifs bien organisés et à des tarifs attractifs) le recours à la voiture ou au cyclomoteur est quasi obligatoire.

–         Un bât pour les entreprises quoiqu’elles répercutent dans leur prix de vente la hausse du prix du carburant, ce qui pénalise une nouvelle fois les ménages.

–         Un bât pour le pays qui ne peut se développer avec un tel coût de l’énergie.

Au contraire, la dépendance s’accentue et, via un dispositif réglementaire (le décret définissant les prix de vente de la SARA) la GUYANE sera chevillée à cette raffinerie pour ses approvisionnements même si les autres pays sont en mesure de nous fournir du carburant aux normes et moins cher. L’utopie du grand marché antillo-guyanais née dans les années quatre vingt est de retour et elle se fait à notre détriment.

L’accentuation de la dépendance, l’ancrage de la GUYANE à la SARA, le verrouillage sont la véritable motivation de tout ce désordre autour de la question du carburant.

Le désordre nous empêche de réfléchir, de nous projeter. Dans le domaine, notre territoire a des potentialités. Par exemple le gisement de pétrole MATA MATA au large de nos côtes. Ou encore les agro carburants à base d’éthanol tiré de la canne (30 000 hectares sont nécessaires pour la culture de la canne), à base d’huile végétale brute fournie par le wara dendé. Et même, pourquoi ne pas envisager une coopération avec le BRESIL, notre voisin, leader mondial dans le domaine des agro carburants. Le brésil fournit l’EUROPE (entre autre la SUEDE), pourquoi pas nous ?





 
 

 
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