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Politique

17 novembre 2009

J’AI LU

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… La décolonisation est la forme la plus instinctive et la plus avancée de la liberté.

Elle est l’avant-garde de toutes les libertés. Mais elle est la plus malheureuse de toutes, car elle n’a pas tenu ses promesses.

Nous avons fait l’histoire, nous étions au cœur de l’histoire, et l’histoire nous avait comblés à profusion. Pourtant, après avoir reçu en héritage cette grâce miraculeuse nous ne l’avons pas gardée.

 

Qui nous l’a dérobée?

Cette histoire était la nôtre et, si nous l’avons perdue, c’est de notre faute. Nous n’avons pas recouvré ce dont nous croyions avoir été spoliés, et nous avons dilapidé ce que nous avions reçu. . .

 

Nous (les décolonisés) aimons les médailles et les rubans officiels, les haies d’honneur, les cérémonies, la pompe, le lustre, les acclamations, les cortèges, mais nous déversons nos poubelles à ciel ouvert dans nos rues et ne daignons pas réparer… nos trottoirs défoncés.

Cette réalité-là nous ne la voyons pas. Elle ne nous intéresse pas.

 

Plutôt que de déboucher nos égouts et de nous occuper de notre voirie, de repeindre nosmaisons…Nous sommes persuadés du prestige de notre culture, et nous nous vantons du luxe de notre identité culturelle… Nous avions cru que la politique était un conte de fées, sans nous rendre compte que le carrosse n’était qu’une citrouille.

 

La politique, qui nous paraissait la chose la plus belle et la plus noble du monde, s’est encombrée de tâches triviales, de corvées municipales, de gestion de quartiers, de répétitions harassantes, de forces d’inertie, de montagnes d’incurie, de cauchemars d’hygiène, ou tout, sans cesse, est à refaire, où demain trouve les choses dans le même état qu’hier, ou le chaos et la paresse l’emportent sur le travail et le soin…

 

L’homme décolonisé n’aime pas le terrain, il n’aime pas le fastidieux travail journalier.

L’effort lui répugne. Il se croit fait pour de plus grandes choses, pour les tribunes internationales, les banderoles, les discours et les inaugurations.

Il aime couper des rubans, poser la première pierre et donner des poignées de main.

Après il s’en désintéresse. Il déteste le suivi, l’entretien, le souci de perfection. Le coup de pelle, c’est une seule fois et pour la circonstance. . .

 

Les décolonisés ne sont pas malades de la peste, mais d’eux-mêmes…

 

 

A.Bouyer d’Angoma

.





 
 

 
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