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Société

1 février 2011

Bélizon et Iracoubo, les barrages illégaux de Guyane une énième fois en question !

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Les deux barrages routiers de Guyane mis en place par le colonisateur Français fractionnent singulièrement les Guyanais avec leur territoire.

A l’Est comme à l’Ouest beaucoup ne cessent de se plaindre de l’attitude des gendarmes.

A Iracoubo comme à Bélizon une campagne de fichage est en cours.

Le MDES a toujours dit et rappelé que ces barrages étaient illégaux.

Il faut certes des contrôles mais qu’ils se fassent aux frontières.

Pourquoi ces barrages sont-ils illégaux ?

Parce que les contrôles d’identité se font normalement soit aux frontières (Brésil et Surinam sont frontaliers  avec la Guyane) ou alors dans une procédure de flagrant délit : meurtre, viol, vol, etc… . Dans le cadre d’un flagrant délit, un quartier peut être bouclé par les forces de l’ordre et à ce moment des contrôles d’identité ponctuels sont effectués en toute légalité. Ou encore lors d’une situation exceptionnelle de crise (ex : attentats en série).

Mais en aucune manière la loi n’autorise des barrages fixes (comme ceux d’Iracoubo et de  Bélizon ) dans une partie du territoire. Il existe des check-point entre les différents états Européens mais pas de barrage.

Mais alors qui sont ceux en Guyane à avoir demandé et accepté ces barrages ?

La réponse est simple et habituelle.

Un certain nombre de nos élus, dont le black chasseur Léon BERTRAND qui, lorsqu’il était député, n’a pas hésité a demandé une dérogation afin d’installer ces barrages illégaux.

Cette dérogation a-t-elle légalement été accordée ????

Certes au moment de la mise en place de ces barrages, une partie de la population du pays demandait plus de sécurité et des élus sans tête ont préféré jouer aux populistes en re-demandant la réinstallation du barrage d’Iracoubo et l’installation de celui de Bélizon.

Pourquoi n’ont-ils pas plutôt demandé et exigé de l’état colonisateur de prendre ses responsabilités aux frontières et ainsi veiller à sécuriser le pays ?

Quel rôle politique peut jouer ces barrages en plus de leur illégalité ?

Nous au MDES, nous disons que ces barrages contribuent surtout à renforcer la doctrine de la politique coloniale de l’état français qui est de domestiquer la population Guyanaise en l’obligeant à reconnaître sa puissance sur le contrôle du pays avec l’aide bien sûr des black chasseurs.

Ainsi aux deux barrages, le Guyanais doit présenter ses pièces d’identité, saluer les forces coloniales en baissant les yeux et toujours répondre par un « oui » de soumis. Tout cela n’est qu’abus de pouvoir.

Oui nous disons bien un abus pouvoir.

Des témoignages nous ont été rapportés par des usagers et transporteurs urbains fréquentant régulièrement les barrages.

-Selon certains routiers, les forces colonialistes ont pris l’habitude de ficher tous ceux et toutes celles qui passent par ces barrages. A Belizon le fichage se fait beaucoup plus ressentir qu’à Iracoubo. Une fois après avoir remis vos pièces d’identité et celles de votre voiture, le représentant de la force coloniale se rend systématiquement dans sa guérite puis note et mentionne tout ( noms, prénoms etc )  afin de suivre votre trace comme le faisaient certains dans les années 40. C’est donc une atteinte au droit de circuler librement dans son pays et nous disons que ce n’est pas normal.

Un autre abus de pouvoir.

Les mêmes forces colonialistes profitent de votre passage aux barrages pour effectuer un contrôle de gendarmerie sur le véhicule.

Pendant l’arrêt ils vérifient votre assurance en vous demandant jusqu’à l’attestation, votre carte grise, le contrôle technique comme cela peut se faire lors d’un contrôle ponctuel.

Encore un autre abus de pouvoir que subissent abondamment les taxis sur la ligne entre Cayenne et l’ouest du pays. Certaines personnes sont contrôlées presque quotidiennement alors que d’autres ne le sont pas. Selon certains transporteurs, les contrôles sont effectués de manière aléatoire et bien trop souvent aux faciès de ceux qui se trouvent au volant. Les leucodermes passent sans contrôle alors que les mélanodermes sont systématiquement arrêtés. C’est une discrimination à forme raciste qui se fait chaque jour dans ces barrages.

Il arrive assez souvent que les forces coloniales ne respectent pas du tout la clientèle des transporteurs. Ils vocifèrent carrément sur les passagers en s’adressant à eux. C’est encore là une agression verbale sous forme d’autoritarisme sur notre peuple.

Ces barrages qui soi-disant devaient veiller à notre sécurité, servent en réalité à autre chose. Car l’insécurité n’a pas diminué, elle augmente même. Dites-nous si vous avez connaissance du nombre de bandits, de criminels, de voleurs de voitures déjà interpellés au barrage d’Iracoubo.

Comment les pétards font-ils pour parvenir aux mains des enfants de Cayenne alors que les barrages sont censés tout arrêter ? Les vrais et grands bandits contournent l’obstacle des barrages.

En conclusion, ces barrages sont illégaux, créent de l’abus de pouvoir, prolongent une doctrine coloniale de domination de la population. La population doit donc refuser ces barrages et demander à l’état de prendre ses responsabilités à nos frontières qui ressemblent à des passoires.

Mais un frein subsiste qui bloque le travail d’associations et autres collectifs c’est l’insécurité.

Beaucoup croient et associent : insécurité et étranger, il faut donc d’après ceux-là, des contrôles d’identité pour empêcher l’insécurité.

Tant que l’on ne fera pas évoluer cette pensée fausse dans la tête de beaucoup dans la population, nous ne pourrons pas faire front face à l’état colonialiste pour retirer ces barrages.





 
 

 
by rotkoze
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