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Politique

5 avril 2012

De Rochambeau a Eboué, glorification de la doctrine coloniale

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Le gouvernement français par l’intermédiaire de ses structures et de ses hommes liges ont tout mis en œuvre pour que le passage du témoin, du flambeau de Rochambeau à Eboué se fasse dans l’asepsie la plus complète.

La « télé et radio préfecture » ont assommé, pilonné les consciences en utilisant toutes les formes de communication pour faire admettre de gré ou de force à la population guyanaise que messieurs Rochambeau et Eboué sont les dignes représentants de la grandeur de la France, pays des lumières…

Cette outrageuse campagne médiatique pour la nouvelle dénomination de l’aéroport de la Guyane a été menée par la Région, la CCIG et diverses personnalités du monde socio- économique de la Guyane.

Le dénominateur commun de ces personnages de la société guyanaise qui plébiscitent cet attachement inaliénable à la France est leur position sociale et les cercles, temples philosophiques qu’ils fréquentent, qu’ils dirigent.

Ces affidés envasés dans leurs compromissions, fricotages et embastillés de leur plein gré dans l’entreprise d’acculturation de la conscience guyanaise, n’ont aucun état d’âmes, tels des compradores ils monnayent à l’encan la mémoire de nos glorieux compatriotes résistants.

Susciter habilement la controverse sur le nom de Jean Baptiste Donatien de Vimeur compte de Rochambeau et celui de Donatien Marie-Joseph de Vimeur vi-compte de Rochambeau, relève de la forfaiture.

Le premier nommé, père du second, était un général de l’armée française qui combattit à coté de l’armée américaine lors de la guerre d’indépendance des USA.
Mais le fils, fût aussi un général français, un tortionnaire, un génocidaire car après la mort du général Leclerc (novembre 1802) à St Domingue (Haïti), Napoléon Bonaparte qui voulait à tout prix rétablir l’esclavage envoya le vi-compte de Rochambeau rétablir l’œuvre civilisatrice française à St Domingue.

Sous les ordres de Rochambeau (mars 1803), Louis de Nouailles récupère à Cuba six cents chiens dogues nourris à la chair humaine, celle des nègres…
Le général Jean-Pierre Ramel reçoit un ordre écrit, signé de Rochambeau le 5 avril 1803 : « je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de cent cinquante hommes de la garde nationale du Cap. Il est suivi de vingt huit chiens bouledogues. Ces renforts vous mettront à même de terminer entièrement vos opérations. Je ne dois pas vous laisser ignorer qu’il ne vous sera pas passé en compte ni ration, ni dépense, pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner à manger des nègres. Je vous salue affectueusement, Donation de Rochambeau .»

De même, Rochambeau extermina un grand nombre de résistants haïtiens en les enfumant. Il les faisait enfermer dans les cales des bateaux et les enfumait, les gazait en faisant brûler du souffre(procédé atroce, le dioxyde de souffre au contact de l’eau se transforme en acide sulfurique). Les chambres à gaz venaient d’être créer, les nazis plus tard vont l’améliorer en utilisant du Zyklon B à la place du souffre.

Près de 350 000 haïtiens ont été massacrés lors de la tentative de rétablissement de l’esclavage à St Domingue, malgré ce génocide, l’armée napoléonienne a été battue.
Rochambeau capitule le 18 novembre 1803, les Haïtiens le laissent libre de quitter le pays.

Ces faits historiques sont connus de tous, quand des personnalités politiques, civiles demandent de vérifier l’authenticité des faits afin de ne pas honorer la mémoire de ces premiers résistants, ils confirment leur révisionnisme et la négation de l’histoire.

Mais cette histoire n’est pas dépouillée pour le colon, il s’en réfère toujours lorsqu’il veut affirmer sa suprématie. Le nom de code donné à l’opération de destitution par la coalition franco-américaine, du président haïtien Jean Bertrand Aristide, en 2004, année du bicentenaire de la révolution haïtienne victorieuse de Napoléon Bonaparte, n’est autre que : ROCHAMBEAU.

Pour calmer la polémique sur la dénomination de l’aéroport, porte d’entrer international de l’Europe en Amérique du Sud, la France décide de mettre en lumière un de ses grands commis et loyal serviteur : Félix Eboué.

En tant que haut fonctionnaire colonial Félix Eboué a appliqué fidèlement la politique française en Afrique Equatoriale française (Gabon, Moyen-Congo, Tchad, Oubangui-chari).
Il appliqua sans retenu le code de l’indigénat, système déshumanisant qui enlève aux nègres tous leurs droits. La déclaration de 1789 des droits de l’homme et du citoyen est une notion virtuelle non transposable aux africains.

Cette contradiction n’empêchera pas Félix Eboué d’instaurer la culture forcée du coton en Oubangui-chari, les hommes et les femmes valides de quinze à cinquante ans étaient obligés de travailler dans les champs de coton.
De même, il ne se rebella pas contre les travaux forcés lors de la construction du chemin de fer congo-océan (1921 – 1934) qui relie le port de pointe noire (océan atlantique) à la ville de Brazzaville (fleuve Congo). Plus de 22 000 africains de la région périrent à cause des conditions de travail inhumaines.

Félix Eboué a essayé d’améliorer l’administration coloniale mais ne l’a jamais combattu comme René Maran et Léon Gontran Damas. Il a même participé à la pacification de ces régions, en février 1941 il ordonna la prison à perpétuité pour André Grenard Matsoua.
Ce dernier, leader charismatique de la résistance au Congo, décédait un an plus-tard, le 13 janvier 1942 à cause de mauvais traitements de la part de ses geôliers.
Ce gouverneur nègre s’est dévoué à la doctrine coloniale française, il a fait un choix délibéré de promouvoir sa carrière au détriment de la conscientisation de ses frères indigènes.

Le camp patriotique guyanais n’est aucunement surpris du choix de la CCIG de dénommer l’aéroport de la Guyane Félix Eboué, ce grand ami de la France Impériale.
Tôt ou tard, les larbins, les laquais qui se repentent tel des charognards des débris d’un système politique qui nie notre histoire, spolie notre jeunesse, dévalise nos richesses, auront rendez-vous avec l’histoire.
A ce moment –là, le nom de Sepelu, grand chef Galibi, ne sera plus décrié…

Lidy

Sources :
Le crime de napoléon de Claude Ribbe
La férocité blanche de Rosa Amélia Plumelle-Uribe
Victor Schoelcher, Vie de Toussaint Louverture, Ollendorf, 1889, Karthala
Chemin de fer Congo-ocean, le chantier sanglant
Raphaël Antonetti, gloire ou bourreau de l’AEF
http://www.congo-mikale.org
http://www.afrik.com
http://www.congopage.com

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Un Commentaire


  1. Djata

    Hotep a zot. Hé pan!!!



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