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Société

2 avril 2013

REXMA : le permis LIMONADE

Un exemple criant de ségrégation économique

Le contexte

Ceux qui marronnent des sentiers battus de l’instruction coloniale confirment que le village de SAÜL bâtit au tout début du 20éme siècle par les chercheurs d’or Guyanais, est l’une des deux communes avec Saint Elie construite avec l’or pour l’or.

L’action de la france sur ce territoire ces deux dernières décennies est une insulte à la mémoire de nos Gangans. Dans un premier temps après le sommet de Rio en 1992, on préfigure pendant quinze années (sans cadre juridique) ce que devrait être le périmètre  du parc colonial du sud et par la même occasion on oppose aux professionnels Guyanais un arrêté de protection du biotope d’un rayon de 20 km autour de SAÜL.

Plus récemment, malgré l’opposition unanime de toutes les instances Guyanaises, le gouvernement français impose son Schéma Départemental d’Orientation Minière (S.D.O.M). Une singularité coloniale, ce document minier d’aménagement du territoire s’impose à tous les autres et relègue au second plan le Schéma d’Aménagement Régional difficilement concocté par les élus du Pays représentant du peuple : une exclusivité coloniale Guyanaise.

Ce SDOM sanctuarise la région de SAÜL et confirme le statut pilote de cette collectivité dans le cadre du Parc colonial du Sud.
Entre ces deux initiatives néfastes pour la Guyane une brèche s’est entrouverte entre le décret de création du Parc en 2007 et la promulgation du SDOM en décembre 2011. Les faubourgs de SAÜL sont une zone juridique instable. Toutes les initiatives émanant d’orpailleurs Guyanais sont systématiquement rejetées par l’autorité préfectorale sous couvert de l’avis défavorable de la municipalité de SAÜL.
Certains de ces professionnels avaient pris le soin de présenter au conseil municipal l’intérêt de leur projet pour la commune de SAÜL et ses habitants. Les arguments spécieux de l’administration coloniale rendaient vaines toutes initiatives Guyanaises.

Un arrêté ministériel précipité  avant L’alternance

Le 3 mai 2012 quelques heures avant le changement de régime, le ministre de l’industrie français Eric besson, ancien membre de la direction du parti socialiste français, membre du gouvernement sarkosiste accorde à la société REXMA un permis d’exploitation de 10,1 km² valable pour une durée de  5 ans à près de trois kilomètres du centre de SAÜL. Arnaud Montebourg l’actuel ministre du redressement productif successeur d’Eric BESSON se dit contraint juridiquement par cette décision cavalière.
L’intelligence impose l’interrogation. Quelles sont les motivations d’Eric BESSON pour accorder un permis controversé quelques heures avant la fin d’un quinquennat sarkosiste en déliquescence.
La commission des mines et l’administration française en Guyane  ont émis des avis défavorables à plusieurs reprises. Le gouvernement français impose son obscure volonté à tous.
Les observateurs éclairés du secteur aurifère parmi eux des géologues estiment aux alentours de huit tonnes d’or les réserves possibles de minerai d’or sur ce Permis d’ Exploitation.

Un procès invisible

Le 26  février 2013, Jean Pierre CASAS né  en ALGERIE en 1954 patron des sociétés REXMA et REXAA est convoqué devant le tribunal de grande instance de Cayenne. Il est cité a comparaitre pour trois infractions dans le cadre de la loi Girardin sur la défiscalisation

ESCROQUERIE : Pour avoir vendu un BULL au prix de 241 000euros alors qu’il l’acheté 151 000euros et que son prix neuf est de 265 000 euros

 TROMPERIE : Pour avoir affirmé à son client que ce bull construit en 2008 utilisé pendant 1690 heures est considéré comme neuf par l’administration fiscale

 DETOURNEMENT de GAGES : pour avoir vendu 6 engins gagés par leurs propriétaires sans leurs consentements malgré le contrat de gage dument signé.

Les réquisitions du parquet sont de 18 mois de prison assortis de sursis, une mise à l’épreuve de trois années et l’obligation d’indemniser les victimes.
Ce procès sous-médiatisé qui démonte les mécanismes pervers de la défiscalisation, est une plaidoirie en faveur de la gestion du sous sol Guyanais par une instance représentative du peuple GUYANAIS. A l’instar des Pays émergeants du continent SUD AMERICAINS nous devons GUYANISER  sans délai, nos ressources naturelles.
En attendant le délibéré, nonobstant le soutien de nombreux élus Guyanais, de certains mouvements politiques et de la monopolistique organisation professionnelle du secteur aurifère, la thèse qui consiste à défendre  le PILLAGE de nos ressources naturelles par un tiers ne peut être assimilée à du développement économique endogène.

OU JA PEDI SO KORD PANGA PEDI OU BEF

Armand ACHILLE

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